Abilio Diniz, un séducteur à la conquête de Carrefour

Photo Abilio Diniz, un séducteur à la conquête de Carrefour

Abilio Diniz (http://www.lefigaro.fr/societes/2015/09/24/20005-20150924ARTFIG00397-abilio-diniz-un-seducteur-a-la-conquete-de-carrefour.php) a vu le jour en 1936 à Paulo. s’est entrainé aux arts martiaux dans le but de ne plus être un souffre-douleur. Les enfants du quartier où il vit prennent Abilio Diniz comme leur tête de turc au cours de son enfance.

Une première grande surface GPA inaugurée dès 1959

Dans les années 70, Abilio Diniz s'entretient avec les fondateurs du groupe Carrefour. Il prend exemple sur leur réussite pour faire croître sa propre chaîne. La boulangerie familiale se nomme Pão de Açúcar, tenant bien sûr son patronyme du Pain de Sucre à Rio. Son père lance sa toute première boulangerie sur un boulevard fréquenté de Sao Paulo. GPA, ou Grupo Pão de Açúcar trouve son origine dans la boutique lancée par le père d’Abilio Diniz.

Des difficultés qui modèlent le caractère d’Abilio Diniz

A la fin des années 90, GPA se rapproche financièrement et commercialement du groupe français Casino. Abilio Diniz participe au Conseil Monétaire brésilien dans les années 1980, en pleine phase d'inflation démesurée. Durant de l'élection présidentielle de 1989, un groupe "d'extrême gauche" séquestre Abilio Diniz. Libéré après 7 jours de captivité, il sera marqué à jamais par cette événement.

Péninsula porte sa participation à 12 pour cent du capital de Carrefour Brésil mi-2015. Via le fonds Peninsula, Abilio Diniz siège désormais au conseil d’administration. La société de capital-risque double ses parts dans le capital du groupe Carrefour France, elle devient le quatrième sociétaire du géant avec 5,07% du capital. À presque 80 ans, Abilio Diniz revient dans le secteur de la distribution au Brésil, avec un associé de choix.

Le groupe Casino prend le contrôle de GPA, Abilio Diniz vers d'autres horizons

Le groupe GPA reconquiert sa stabilité financière juste après la crise économique et entame les discussions de collaboration avec Casino. Il affronte en effet la concurrence du groupe Carrefour en terre brésilienne. Le groupe Casino contrôle Grupo Pão de Açúcar à partir de 2012. Le divorce est effectif et Abilio Diniz quittera la présidence du conseil d'administration quelques mois plus tard. L'opposition de Jean-Charles Naouri, le patron de Casino, et l’abandon de la Banque Brésilienne de Développement vont faire échouer la fusion de Grupo Pão de Açúcar avec Carrefour Brésil. En septembre 2013, l’accord conclu avec Casino permet à Abilio Diniz d’être libéré de sa clause de non-concurrence et de pouvoir projeter des investissements dans n’importe quel secteur économique.